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Le site et l’église de Billy représentent un réel et « remarquable » intérêt aussi bien paysager qu’historique.

Son assise au sein d’une conque de collines verdoyantes, fermée par une rivière paresseuse l’Allier et  traversée par la grande voie romaine reliant Clermont-Ferrand à Autun, répond à l’élan d’évangélisation voulu par le Pape Grégoire Ier, au VIe siècle et guidé principalement, par la règle de St Benoît de NARCIE (534-547) : pour parvenir à la sainteté, il faut le silence, l’obéissance et le travail. Pourquoi ?

Les petits monastères bénédictins sont fondés, à l’écart des villes, dans le fond des vallées, que les moines défrichent souvent avec l’aide de paysans libres et de serfs. Chaque monastère dispose de tout le nécessaire pour vivre: eau, moulin, jardin, ateliers pour pratiquer divers métiers à l’intérieur de la clôture. Celui-ci était indépendant, avec un abbé placé à sa tête, soumis à la juridiction de l’évêque local… Divers documents, sans toujours connaître leurs sources, font mention de l’existence d’un prieuré à Billy, dés le VIe siècle et  l’édifice actuelle avec sa crypte du milieu du XIe témoignent de ce passé. D’après Antonin BESSON dans son livre: « Destin d’une châtellenie » : « le prieuré de Billy dépendait de celui de Jaligny et était placé sous l’invocation de St Nicolas. ».  Pourquoi le monastèere de Jaligny ?

La fondation du monastère bénédictin de La Chaise-Dieu (maison dieu) par Robert de TURLANDE et deux disciples pour évangéliser les paysans du plateau de la Chaise-Dieu  et accueillir les pèlerins va rayonner  au delà des frontières auvergnates, en Espagne, en Italie , en Allemagne… A la mort de son fondateur, en 1067, le monastère comptait plus de 300 moines et un siècle après: 10 abbayes et 340 prieurés dont celui de Jaligny.  Pierre-Roger GAUSSIN dans son livre « Le Rayonnement de la Chaise -Dieu » écrit.. » que le Prieur de Jaligny avait notamment le patronage du Prieur de l’ Eglise de Billy, dont le desservant payait , en 1478, un droit de patronage… »

Emportée dans la dynamique de la révolution grégorienne (1075-1140), ou les pouvoirs spirituel et sacré sont redéfinis par le  Pape Grégoire VI, les monastères deviennent des centres de développement remarquables pour cette époque et pour les chercheurs contemporains en économie et gestion des « pionniers de la gouvernance efficace ». Ainsi le moine bénédictin DOM Hugues MINGUET, coauteur de « L’Ethique ou le chaos », se référant à la règle bénédictine, déclare: « le Monachisme bénédictin est sans doute la plus vieille multinationale du monde »..

Et Billy… perdu dans ce brassage sociologique demeure, par sa coopération… un point « remarquable  » de cette histoire.

 

OctoberMake

Du 27 au 29 octobre dernier, la Maison Saint-Paul a accueilli “OctoberMake”, la rencontre annuelle du réseau français des Fablabs.

Petit retour sur cette belle rencontre qui a rassemblé près de 100 personnes venus de toute la France et quelques représentants de pays européens.

Mais tout d’abord, qu’est-ce qu’un Fablab ? Un Fablab (contraction de l’anglais fabrication laboratory “laboratoire de fabrication”) est un lieu ouvert à tous où il est mis à disposition différents outils, qui pour certains sont perfectionnés (imprimantes 3D, fraiseuses numériques, découpeuses laser…). C’est aussi avant tout un lieu d’échange, qui permet de tisser du lien. Ainsi, comme l’a dit l’un des participants dans une interview à La Montagne, Léo ETCHAAS, membre du Fablab d’Avignon : « c’est plus humain d’être à plusieurs que juste chez soi, à travailler tout seul ».

Le but de la rencontre était de réfléchir ensemble sur la création des fablabs, leur fonctionnement et leur pérennisation. Olivier GENDRIN, président du réseau français des fablabs résume ces échanges de fond ainsi : « on discute sur la question : où on va et comment on y va ».

 

Avec les Etats-Unis, lieu de leur création des fablabs et l’Italie, la France est le pays qui en compte le plus. Dans l’Allier, ils sont au nombre de deux : l’Attalier (43 cours de Bercy) à Moulins et celui de Lapalisse (26 rue Winston Churchill).

       

Le 21 septembre, a eu lieu l’inauguration de l’extension de l’école Notre-Dame à Montluçon. Cette extension a permis la création d’une cinquième classe, la mise aux normes de l’établissement s’agissant de l’accessibilité handicapé et la sécurité incendie, le changement des huisseries.

Cette cérémonie s’est déroulée sous le soleil en présence de représentants de toute la communauté éducative. En tout premier lieu, les enfants de l’école, leurs parents, la directrice Mme Bérangère Guichard et toute son équipe, les administrateurs de l’OGEC, le directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique de l’Allier, Monsieur Nicolas CARLIER, M. Shill adjoint de la mairie de Montluçon, le curé de la paroisse, le Père Lépée accompagné des curés des paroisses du doyenné et bien sûr Mgr Percerou Evêque de Moulins.

Après les traditionnels discours protocolaires, Mgr Percerou a béni les locaux et souhaité tous ses meilleurs vœux pour l’Ecole Notre-Dame en saluant le dynamisme de cette communauté éducative.

Puis ce fut le moment solennel du coupage de ruban que fit Mgr Percerou avec les enfants de la classe de Mme Pelouin Desgranges enseignante dans la nouvelle classe. La fin d’après-midi s’est déroulée autour d’un goûter très convivial.

Ce projet est exemplaire. Initié depuis près de deux ans il a été porté par tout l’enseignement catholique du diocèse de Moulins et au-delà. Il a été le fruit d’une volonté forte de l’enseignement catholique d’accompagner la croissance des effectifs de cette école.

Pour que ce projet se réalise, l’Association Notre-Dame présidée par M. Vivier qui gérait ce bien depuis de nombreuses années a apporté son immobilier à l’Association Diocésaine pour l’Immobilier de l’Enseignement Catholique (ADIEC) présidée par le Père Jean Pierre Millet. Cette association pour financer le projet, en accord avec l’Organisme de Gestion de l’école présidé par M. Clerget, a fait appel à la Société Générale et à la générosité de la fondation Saint Matthieu sous égide Auvergne représentée par sa Vice-Présidente, Mme Rochette de Lempdes.

La construction fut confiée à l’agence Stéphane Pichon (architecte à Moulins). La réalisation de la nouvelle classe, les transformations et l’insertion du projet dans l’ensemble scolaire sont remarquables.

Espérons qu’une telle réussite donnera envie à de nombreux établissements scolaires de l’Enseignement Catholique de l’Allier de se lancer dans des projets de rénovation et d’extension de leur immobilier pour toujours mieux accueillir les jeunes qui leur sont confiés. N’oublions pas que l’enseignement Catholique de l’Allier depuis un an s’est mis en chemin et travaille sur un projet qui le dynamise : « Bâtir l’avenir ensemble »

QUELQUES IDÉES DE LECTURE


Qui aujourd’hui ne connaît pas Michael LONSDALE ? A 86 ans, ce grand acteur français de cinéma et de théâtre continue d’écrire. Rappelons nous son interprétation du frère Luc de Tibhirine dans « Des hommes et des dieux » qui lui a valu un César et a marqué tous ceux qui l’ont vu.

Dans ce très beau petit livre, il nous raconte comment Jésus est entré tout doucement dans sa vie. De père protestant mais qui ne pratiquait pas et de mère catholique plutôt par éducation, il aurait pu passer à côté … c’est grâce à certaines rencontres et à de petits évènements apparemment anodins qu’il a découvert Jésus sur sa route.

Il aimait le beau; une amie de sa mère l’a inscrit aux « Ateliers d’art sacré ». Un jour, à un jeune dominicain qui expliquait les rapports entre l’art et la foi et qui lui demandait : « Mais qu’Est-ce que tu cherches ? ». Il lui répond : « Je ne sais pas comment dire… Je cherche quelque chose de vrai, de beau,de grand… » et le Père de lui répondre : « je crois que c’est peut-être Dieu que tu cherches tout simplement ».

L’auteur nous raconte les évènements qi ont marqué sa vie et lui ont fait découvrir et aimer Jésus; il le fait avec grande simplicité. Un livre touchant, accessible qui nous rend l’auteur très proche.

Éditions Bayard – 13€

 

 


Christiane RANCÉ a publié de nombreuses biographies et plusieurs essais qui en font une voix importante du christianisme aujourd’hui.

Dans ce livre, elle s’adresse à tous ceux qui sont chrétiens – un peu, beaucoup… passionnément – ou qui ignorent qu’ils le sont mais se demandent comment s’engager de tout leur être dans l’aventure de la vie.

Dans cette « Lettre à un jeune chrétien » elle insiste sur la nécessité de retrouver le sens des mots « amour, foi et espérance ». Elle rappelle que Jésus demande à chacun de résister au repli sur soi, à l’enfermement sur sa microcellule, à la préférence de ses intérêts particuliers dans l’indifférence aux malheurs d’autrui…

Il y a de très beaux passages qui nous concernent et sont tellement essentiels. Elle nous met en garde : « On fabrique aujourd’hui tout ce qu’il faut pour te distraire de toi-même, autant dire des besoins de ton âme, en fait tout ce qui peut t’empêcher de rester attentif. Attentif ? C’est être ouvert à la vie, à l’œuvre autour de toi … »

Christiane RANCÉ nous ouvre les yeux avec ce beau livre !

Editions Tallandier – 14,90€

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