Les religieux

Cisterciens de la Stricte Observance (O.C.S.O.)

L’Ordre Cistercien de la Stricte Observance (connu aussi comme “Trappiste”) est un Ordre religieux contemplatif de l’Église Catholique Romaine composé de monastères de moines et de monastères de moniales. Ils font partie de la grande Famille Cistercienne dont l’origine remonte à 1098. Comme Cisterciens, ils vivent selon la Règle de Saint Benoît, et ainsi font aussi partie de la Famille Bénédictine. Leurs vies sont dédiées à la recherche de l’union avec Dieu, par Jésus Christ, dans une communauté de frères ou de sœurs.

Durant les premières années qui suivirent la fondation, à cause de la grande austérité de la vie qu’on y menait, les vocations furent rares au nouveau monastère. Mais en 1122 une troupe de trente jeunes seigneurs ayant à leur tête Bernard de FONTAINE, le futur Abbé de CLAIRVAUX, qui devait devenir l’un des saints les plus marquants de l’Europe médiévale, se présente au nouveau monastère et ce fut en quelques années l’essor de l’Ordre de CÎTEAUX dont la spiritualité est caractérisée par l’esprit de simplicité, de sobriété, le souci d’authenticité, le sens de l’absolu, s’alliant à la joie de la cordialité communautaire et à la douceur de la paix du Christ.
En 1115, saint Etienne HARDING, troisième Abbé de CÎTEAUX, envoyait saint Bernard fonder Clairvaux. Trois ans plus tard Bernard fondait en 1118 l’Abbaye de Fontenay, et Fontenay, à son tour, fondait l’Abbaye de Saint-Lieu à Sept-Fons en 1132. Le petit groupe des fondateurs avait à sa tête Richard de MONTBARD accompagné de son frère Guillaume, proches parents de Bernard de FONTAINE.

Abbaye de Sept-Fons, Un peu d’histoire

L’abbaye Notre-Dame de Sept-Fons se situe sur les bords de la Loire, aux confins des départements de l’Allier, de la Saône et Loire et de la Nièvre.

Pendant des siècles à Sept-Fons, la vie des moines fut régulière et rayonnante. Puis lentement, la ferveur diminua, la nécessité d’une réforme énergique se faisait sentir.
L’Abbaye tombait en ruines et se dépeuplait lorsqu’en 1656 fut nommé comme Abbé de Sept-Fons, Dom Eustache de BEAUFORT, jeune religieux de 20 ans qui semblait alors plus attiré par les fastes de la Cour que par les austérités de la vie monastique. Le nouvel Abbé prit possession de son monastère en 1661, et moins de deux ans plus tard, converti à la vie régulière, il commençait sa réforme, huit mois avant celle entreprise à l’Abbaye de la Trappe, en Normandie, par le célèbre filleul de RICHELIEU : Dom Armand-Jean Le BOUTHILLER de RANCÉ.
Sous la ferme direction de Dom Eustache de BEAUFORT, Sept-Fons vit de nouveau les vocations affluer, la ferveur renaître, et pendant tout le XVIIIe siècle jusqu’à la Révolution connut une de ses plus belles périodes.
Un successeur de Dom Eustache, Dom Dorothée JALLOUTZ, reconstruisit le monastère dans le style de l’époque. C’est de cette restauration, qui venait d’être achevée en 1789, que datent les vastes bâtiments aux toits mansardés que l’on voit aujourd’hui.
En 1791, les moines sont expulsés. L’Abbaye est vendue comme « bien national ». Pendant la Terreur plusieurs moines de Sept-Fons confessent leur foi sur les fameux pontons de Rochefort.
Il faudra attendre 1845 pour que les moines, après un long exode qui allait les conduire de refuge en refuge, reviennent habiter Sept-Fons.
Dom Stanislas LAPIERRE, Abbé de Gard, parvint à racheter Sept-Fons et à y transporter sa communauté. En 1845, la vie monastique reprit ainsi dans l’abbaye Bourbonnaise, et depuis lors elle n’y a plus jamais cessé.
En 1892, ce fut l’Abbé de Sept-Fons, Dom Sébastien WYART, que Léon XIII chargea de réunir en un seul Ordre la plupart des Cisterciens, ralliés à la Réforme de la Trappe (d’où leur nom populaire de Trappistes). Dom Sébastien WYART devint ainsi le premier Abbé Général de l’Ordre des Cisterciens Réformés (ou de la Stricte Observance) qui compte aujourd’hui trois mille moines et deux mille moniales.
Dom Jean-Baptiste CHAUTARD lui succéda comme Abbé de Sept-Fons (1899 – 1935) ; il marqua de sa forte personnalité religieuse l’Église de France au début du XXe siècle. Dans les années du ministre Emile COMBES, il joua un rôle important et efficace, obtenant de CLEMENCEAU que soient épargnées aux monastères de l’Ordre les conséquences des lois laïques qui prévoyaient l’expulsion des religieux et la confiscation de leurs biens. Par son livre « L’Âme de tout Apostolat », qui fut traduit dans de nombreuses langues, il exerça une influence durable sur des générations de prêtres et de laïcs.
De nos jours après des siècles d’Histoire ou plus simplement d’existence, les moines de Sept-Fons continuent à chercher Dieu et s’efforcent de rester fidèles à la consigne de leur législateur saint Benoît « Ne rien préférer à l’amour du Christ. »

Abbaye de Notre-Dame de Sept-Fons, 03290 Dompierre-sur-Besbre
Tél. 04 70 48 14 90 – Fax 04 70 48 14 73 – abbaye@septfons.com
Abbé : Dom Patrick OLIVE – Prieur : P. Louis-Marie

 

Congrégation Saint-Jean (c.s.j.)

Le charisme de la Communauté Saint-Jean est de chercher à suivre Jésus-Christ, à la manière de l’apôtre saint Jean «afin de donner à l’Église d’aujourd’hui et au monde entier le témoignage du primat absolu de l’amour du cœur de Jésus, son amour filial pour le Père qu’il glorifie, son amour pour les hommes qu’il sauve». Père Marie-Dominique PHILIPPE

Prieuré Notre-Dame du Cénacle
5 rue du prieuré, 03260 Saint-Germain-des-Fossés
Tél. 04 70 59 55 80 – Fax 04 70 59 55 89 – saint.germain@stjean.com
Prieur : P. Marie-Géraud MONBOISSE – Tél. 04 70 58 26 84 – 06 46 23 02 11

 

Prêtres de la Mission (Lazaristes) (c.m.)

Les Lazaristes – de leur vrai nom “Prêtres et Frères de la Mission » -, doivent ce nom au Prieuré Saint Lazare qui fut leur première maison à Paris.
C’est Saint Vincent de Paul qui fut amené à fonder cette congrégation à la suite d’une double expérience où Vincent découvrit la pauvreté spirituelle des chrétiens, fruit de leur ignorance religieuse, mais aussi souvent de leur pauvreté matérielle qui ne leur permettait pas de vivre humainement.
Aussi, Saint Vincent organise les missions paroissiales pour remédier à cette ignorance religieuse et les Charités, confiées aux laïcs, pour lutter contre la misère déshumanisante.
Il organise aussi la formation des futurs prêtres et de par la volonté du Pape, il fut amené à envoyer quelques-uns de ses missionnaires dans des missions lointaines.

Dans le Bourbonnais, les Lazaristes sont présents à Vichy. Ils gèrent la Maison du Missionnaire, fondée en 1922 par le Père H. WATTHE, ancien missionnaire de Chine.
Venu pour des raisons de santé à Vichy, il eut l’idée et la persévérance de créer une maison pour recevoir et permettre aux missionnaires malades de se refaire une santé et un lieu pour faire connaître et aimer l’œuvre missionnaire à travers le monde entier grâce aux conférences, au musée et à la chapelle de la maison du missionnaire.

Maison du Missionnaire, 11 rue Mounin, 03200 Vichy
Tél. 04 70 98 34 29 – Fax 04 70 96 01 34
contact@lamaisondumissionnaire.org
Supérieur : N.

 

Frères Maristes des écoles (Saint Marcellin Champagnat) (f.m.s.)

43 rue de Paris, 03000 Moulins

Une fraternité mariste est un groupe de laïcs qui veulent vivre une vie fraternelle en communauté (d’Église) évangélique.
Les membres d’une fraternité mariste vivent l’évangile à la manière de Marie : esprit de simplicité, d’humilité, de pauvreté spirituelle, de disponibilité et d’accueil.

Saint Marcellin CHAMPAGNAT, fondateur de l’Institut des Frères Maristes, s’est passionné pour Dieu et s’est engagé avec enthousiasme auprès des enfants et des jeunes, surtout ceux dans le besoin.
De nos jours, une communauté internationale de frères continue son projet.