Pèlerinage de Souvigny

Le week-end des 5 et 6 mai a été riche en événements

Samedi 5 Mai


En fin de journée, samedi, Mgr Laurent PERCEROU, le père Pierre MARMINAT, recteur du sanctuaire, Philippe BOISMENU, président de l’Office du tourisme de Moulins et de sa région et Jean-Claude ALBUCHER, vice-président et maire de Souvigny et de Laurent LABORIE, directeur de l’office du tourisme, ont inauguré l’accueil du Sanctuaire de la Paix dans l’Association des Villes Sanctuaires de France. Ils se sont réjouis que le travail conjoint entre Diocèse et Office de Tourisme ait permis cette cooptation par les autres villes sanctuaires telles que Le Mont Saint-Michel, Lourdes ou plus près de l’Allier, Vézelay, Le Puy-en-Velay, Paray-le-Monial ou Nevers.

Leur but : “Ensemble pour mieux accueillir touristes et pèlerins”, avec une ouverture bien au-delà des frontières. Cette reconnaissance permettra au Sanctuaire de Souvigny de faire rayonner son message de paix, dans la fidélité aux saints abbés Mayeul et Odilon. Une occasion de donner, comme le rappelle Mgr Laurent Percerou “aux hommes et aux femmes de faire germer et grandir la paix, sceller l’amitié, s’entraider et bâtir ensemble la paix de demain”.

Étaient également présents Jean-Paul DUFREGNE, député de la 1ère circonscription de l’Allier, Pierre-André PERISSOL président de Moulins Communauté, Christophe GOUBIER, directeur du sanctuaire Bernadette de Nevers, Sœur Christine LEFRANC responsable de la Communauté des Oblates du Cœur de Jésus, Jean FOISSELON, directeur adjoint du musée de la Visitation, Paul SACCARD, responsable du musée de Souvigny et  Stefan LUNTE, des Amis de Saint-Jacques en Bourbonnais.

Cette réception a été suivie d’un spectacle  à la prieurale de Souvigny sur Mère Teresa, intitulé “ombre et lumière”, interprété par Catherine SALVIAT, sociétaire honoraire de la Comédie Française. Une représentation qui a été fortement appréciée par  les nombreuses personnes présentes, tant par sa profondeur que par l’interprétation de la comédienne, une belle façon de rendre hommage à Mère Teresa et d’intérioriser son message, qui fut le thème même du Pèlerinage 2018: “Des mains pour servir, un cœur pour aimer.”

Dimanche 6 Mai


Les marches :


Trois marches ont convergé vers Souvigny au départ de Bourbon l’Archambault (18 km), Meillers (9 km) et Coulandon (8 km). Qu’ils soient venus seuls ou en famille, en groupe d’aumônerie des collèges ou de scoutisme, avec les mouvements Foi et Lumière, Relais Lumière-Espérance ou Lueur et foi (mouvements accompagnant des personnes porteuses de handicap et leur famille) ou avec le Secours catholique, c’est sous un soleil radieux que les nombreux pèlerins ont cheminé vers Souvigny.

Les jeunes de l’aumônerie des lycées et des étudiants étaient, eux, partis la veille de Chemilly et ont vécu des moments forts de partage avec les témoins de l’initiative “Asie Cyclette” et les Frères de la Charité pour rejoindre, au cours de la journée du dimanche, l’ensemble des pèlerins.

 

La conférence :


Conférence du Frère Michel, un frère missionnaire de la charité, un mouvement fondé par  Mère Teresa à Calcutta en 1963. Sa conférence portait sur:

“ Tes mains pour servir, ton cœur pour aimer. les œuvres d’amour sont des œuvres de paix. Comment la dimension du service aux plus pauvres peut-elle contribuer à la paix? Poursuivons la route avec Marie.” Son propos a été nourri de témoignages à la fois de situations vécues jadis par Mère Teresa, et de celles, quotidiennes, que les Frères de la Charité vivent à Paris auprès des plus pauvres, des plus vulnérables, les accueillant, les accompagnant pour des soins médicaux et des démarches administratives.

La messe :


La messe a été présidée par Mgr Luc CREPY, évêque du Puy, diocèse natal de Saint Odilon et concélébrée par Mgr Laurent Percerou, Mgr KALIST, archevêque de Clermont, le prieur émérite du monastère de Ganagobie et le Dom Patrick OLIVE, père abbé de l’abbaye Notre Dame de Sept-Fons ainsi que de nombreux prêtres du diocèse. Environ 1500 personnes y étaient présentes.

Durant son homélie, Mgr CREPY a interpellé les pèlerins : “Saint Mayeul, saint Odilon, Mère Teresa et nous tous, pèlerins de ce jour : qu’est-ce qui nous rassemble ici à Souvigny ? Qu’y-a-t-il entre nous et ces saints abbés qui ont marqué par leur foi et leur charité la fin du premier millénaire ? Qu’y-a-t-il entre nous et sainte Teresa de Calcutta qui donna sa vie aux plus pauvres au siècle dernier ? Qu’est-ce qui nous réunit à ces grands témoins  de l’Eglise, en cette belle et majestueuse prieurale Saint Pierre – Saint Paul ? Ce qui nous unit, ce qui nous rassemble ainsi, à travers les siècles et encore aujourd’hui, c’est notre foi au Christ ressuscité qui nous commande d’aimer : « Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. » (Jn 15,17) Aimer, et toujours aimer un peu plus, un peu mieux… […] Dans l’amitié, la vie de couple, les relations professionnelles, la vie sociale, nous savons qu’aimer n’est pas toujours facile et que le chemin de l’amour au quotidien est souvent rude. Si Odilon, Mayeul, Teresa et bien d’autres ont su avancer sur ce chemin de l’amour, c’est qu’au cœur de leur existence résonnait le commandement nouveau du Christ, qui éclaire toute pratique de l’amour du prochain : « Mon commandement, le voici : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » (Jn 15, 12) Tout change avec ce petit « comme » : il s’agit d’aimer comme Jésus aime, il nous faut apprendre à aimer comme lui, à sa suite, à sa manière, à son écoute. […] Oui, à la suite du Christ, nous apprenons à servir et aimer : Tes mains pour servir… ton cœur pour aimer… […] Les mains tendues pour servir le prochain manifestent aussi la présence d’un cœur largement ouvert pour aimer. Comme le dit Mère Teresa, nous puisons notre force d’aimer dans le cœur même du Christ : « L’âme puise directement dans le cœur de Jésus les grâces que la vie active a la charge de distribuer. »

A la sortie de cette belle célébration, les sourires de tous témoignaient de la joie d’avoir vécu une journée riche et ressourçante !

 

> Télécharger l’homélie de la messe du 6 mai
Pour allez plus loin voici un reportage publié en 2016 sur le prieuré :