Pèlerinage en Provence

Du 13 eu 16 septembre un pèlerinage a été organisé en Provence à la découverte du premier lieu de la papauté à Avignon, certains lieux de sources d’évangélisation (Saintes Marie de la mer et la Sainte Baume), le sanctuaire des lieux d’apparition de Marie et Joseph à Cotignac et l’abbaye du Thoronet.

Voici quelques témoignages :

« Pèlerinage : n. m. voyage fait vers un lieu de dévotion dans un esprit de piété ; visite faite pour honorer la mémoire de quelqu’un en un lieu où il a vécu. (Larousse)                                                                                                                                                                                                                                        

Pourquoi aller en pèlerinage ? (et non en voyage organisé)

Après un après-midi en Avignon, le groupe s’est dirigé vers les Saintes-Marie-de-la-mer et Saint-Maximin la Sainte-Baume .

La guide et la réception de la paroisse ont été superbes, l’explication de l’arrivée des Saintes, leur action, la répercussion de leur présence dans la vie de tous et la vénération dont elles font l’objet se ressentaient dans la voix de la guide. Puis direction la basilique de Saint-Maximin la Sainte-Baume, lieu de repos de Marie-Madeleine, là aussi se ressentait dans la voix de la guide, comme aux Saintes-Marie, l’action de sa présence sur les habitants et les pèlerins.

Cette passion et cette communion se répercutaient sur les membres du groupe (dont moi), par l’explication des guides de l’histoire des lieux, des saintes, et du ressenti spirituel.

Le lendemain direction Saint-Joseph du Bessillon, Cotignac et notre-Dame des Grâces. Pour aller à Saint-Joseph : belle montée facile dans la garrigue pleine d’odeur, ce qui permet de bien penser et de se mettre en communion avec l’apparition de Saint-Joseph ;  impossible de visiter Cotignac (battue aux sangliers) et d’aller à notre-Dame des Grâces : grâce à une voiture mal stationnée le bus ne put passer,  résultat :  repas sous un chêne superbe, à l’ancienne.

Retour à l’hôtellerie de la Sainte-Baume, conférence du frère sur Marie-Madeleine :

« apôtre des apôtres de part sa faculté d’aimer inconditionnellement, sans réserve ainsi que l’a dit Jésus à son encontre, femme libre, libérée dont l’esprit d’amour et de courage enveloppent là où elle est passée et là où on la vénère ».

Puis gros morceau : la montée à la grotte (raide) 1 km à peine avec dénivelé de 300 mètres avant cent trente marches, mais cela en vaut la peine (phrase entendue de la bouche même d’autres pèlerins) : en plus d’un panorama superbe, l’esprit de Marie-Madeleine se ressent parfaitement dans cette grotte, la messe n’en avait que plus de saveur.

Le dernier jour : messe au monastère de Bethléem et rencontre avec une sœur qui nous a expliqué que vivre en ermitage n’était pas vivre en isolement : les sœurs sont la plupart du temps seules dans leur cellule mais ensemble par la communion et le silence indispensable, ensuite visite de l’Abbaye du Thoronet, très simple dans sa conception afin que rien ne détourne de la conversation intime et de la communion avec Dieu. Dans la superbe acoustique de cette abbaye, pensée pour que les voix montent vers Dieu, le groupe s’est permis de chanter un « Je vous salue Marie » (frissons assurés).

Personnellement je pense avoir trouvé la réponse à la question que je me posais :  pourquoi certaines personnes vont sur les lieux des apparitions  et que cherchent-elles ? : une communion avec Dieu  que j’ai trouvé dans la visite de ces lieux d’apparitions, les explications par les sœurs et les moines de leurs choix de vie, avec l’effort physique de ces pèlerinages,  la marche, le silence et l’acceptation d’un  certain manque de confort moderne, car la pensée doit être tournée vers cette rencontre avec Dieu, ou vers ceux qui ont répondu à son appel, avant moi, et l’idée que c’était mon tour (une suite un peu comme des ronds dans l’eau)

Au prochain pèlerinage !  J’y retourne »

HELENE JOURNET

« Monique et moi-même, Pèlerines en Provence, avons quelques problèmes de motricité (pour elle gros problèmes de hanches, et moi-même en rééducation à la marche suite à un problème de suite opératoire donc aucune force dans les mollets)

Nous ne pensions pas arriver à monter à la grotte de la Sainte Baume, lieu de pèlerinage où Marie-Madeleine est passée.

Pas très loin, à peine 3km mais avec un dénivelé de 300m et un chemin peu carrossable, puis une finale avec 150 marches à gravir.

Nous avons laissé partir notre groupe pour la messe à la grotte, et sommes parties toutes les deux, à notre rythme. Nous nous étions dits « nous partons et si on ne peut pas on fera demi tour », mais si on pouvait arriver au moins au pieds des marches ce serait formidable. Nous avons marché deux heures dans la prière et le silence, tranquillement en faisant quelques pauses. Mais sans douleurs et sans peine.

Arrivées au pieds des marchés, nous nous sommes dits « on essaye ? » »

On y va, nous avons gravis les 150 marches comme portées… Marie-Madeleine a veillé sur nous.

Nous avons réussi et nous sommes arrivées juste à la fin de la messe, nous avons pu communier. »

©Service des pèlerinages